Action Centres Sociaux

Un projet de cohésion sociale par le sport

Dans le cadre d’un projet de cohésion sociale cher au RQF, des mercredis après-midi d’initiation au rugby féminin seront proposés au stade de la croix de fer entre 14h et 18h. Ils concernent 4 quartiers du grand Cahors : Croix de fer, Pradines, Sainte Valérie et Terre rouge.

L’origine de ce projet s’ancre sur une décision du Grand Cahors, via son adjoint aux sports, M. Alain Sanjuan, et concerne la mise à disposition d’un terrain de rugby pour les activités sportives du Rugby Quercy Féminin. Ce terrain dédié depuis le 23 avril dernier est situé dans le quartier de la Croix de Fer, en périphérie de la ville de Cahors.

Ce quartier « sensible », de part l’origine de sa population est géré par un centre social, activant et faisant la promotion d’un « vivre ensemble », impulsé par une politique de cohésion sociale de la ville de Cahors. C’est dans ce contexte que nous avons eu l’idée de proposer à la ville de Cahors via sa directrice des centres sociaux, Mme Cécile Cumer, de mettre à disposition toute notre logistique de club : joueuses, entraîneurs, dirigeants et matériel pour ouvrir des ateliers de découverte du Rugby Féminin pour des jeunes filles de 12 à 18 ans, issues des quartiers de la ville.

Echelon de proximité, la ville en effet, est en première ligne des fractures de la société (précarité économique, relégation de certains quartiers, fragilisation du lien social…). La question de la cohésion sociale occupe alors une place de plus en plus centrale dans le projet municipal, ce qui implique une plus grande transversalité dans la mise en œuvre des interventions publiques et une réelle participation des habitants à la prise de décision.

En effet la question sociale ne relève plus d’une préoccupation seulement sectorielle (la politique sociale) mais de l’intervention municipale dans son ensemble. Elle conduit ainsi les maires à faire d’un véritable projet social, la priorité du développement économique et urbain.
Et dans ce sens, rien de durable ne se fera sans la contribution des citoyens, des associations et des entreprises.

C’est dans cette volonté et dans cet esprit que nous avons imaginé que notre club de rugby spécifiquement féminin pouvait se tourner vers cette population et contribuer ainsi au développement de la cohésion sociale à l’échelle de la ville.

Et plus que d’intégration (encore trop complexe à aborder pour nous), nous parlerons d’un mieux vivre ensemble, où le sport contribue aussi à l’éducation populaire, à l’insertion et à la mixité sociale. Ainsi de notre projet, où pourra naître une démarche volontariste, tendant à promouvoir une « ville citoyenne », tournée vers la cohésion sociale.

Faisabilité du Projet

Ce projet de cohésion sociale par le sport, et plus précisément par la pratique du rugby féminin, va se mettre en place à partir de la saison 2019/2020 et selon plusieurs temps opératoire :

1er Temps :

début juillet rencontre de Claude Martinez, secrétaire général du RQF et initiateur du projet avec tous les éducateurs sociaux des quartiers, soit 3 quartiers : Sainte Valérie, Terre Rouge et la Croix de Fer sous la direction de Cécile Cumer, directrice des centres sociaux de Cahors et de Martine Hilt, adjointe au Maire de Pradines, en charge des affaires sociales.

Y seront analysé :
– Les moyens de mise en œuvre.
– Les moyens de communication.
– Les moyens en termes de constitution des équipes d’éducateurs sportifs du RQF comme des centres sociaux.
– Les moyens budgétaires et techniques mis à disposition par le RQF.
– Le ciblage du « recrutement » et de la participation des filles de ces 4 quartiers « sensibles » du Grand Cahors et de Pradines.
– Les moyens techniques mis à disposition par les centres sociaux et essentiellement communication et les transports.
– Les temps de rencontres et d’entrainement compris dans une plage horaire entre 14h et 18h tous les mercredis.
– Les liens avec la DDCSSPP, le CDOS pour le prise en charge des licences des joueuses des quartiers.

2ème temps :

le 31 août 2019 tenue du Forum des sports organisé par l’OSGC et dont le RQF est membre avec :
– un stand dédié.
– Un terrain dédié de démonstration et d’initiation.
– La présence et la mobilisation d’éducateurs sportif du RQF et des centres sociaux.
Note : plus de 8 000 personnes visitent cette grande manifestation sportive et culturelle.

3ème temps :

mi-septembre, ouverture des ateliers d’initiation et de découverte de la pratique du rugby féminin, après un temps fort de communication : affichages, distribution de flyers, article dans la presse, les radions locales et télévision Fr3.
Un « pass 3 essais » d’ateliers sera édité et distribué par les centres sociaux et permettra d valider l’engagement des filles.»
Tranche d’âge ciblée : de 12 à 18 ans.

4ème temps :

dans la suite du 3ème temps, démarrage officiel des ateliers en lien avec les entrainements du RQF : nécessité d’une mixité sociale et de rencontre entre toutes les filles des quartiers et les joueuses du RQF. Tous les entrainements seront conduits par des éducateurs sportifs du RQF, diplômés Brevet Fédéral par la FFR (Fédération Française de Rugby) et par les éducateurs sportifs des Centres sociaux.
Note : ces entraînements conjoints se feront sur la base d’un échange et d’une transmission de compétences et de savoirs entre tous les éducateurs.

5ème temps :

en fonction de l’envie, de la volonté, de la curiosité et du plaisir les filles intéressées par ces ateliers et leur souhait de s’y engager plus avant, les filles gardant leur libre arbitre, pourront s’impliquer d’avantage dans le dispositif au sein du club pour intégrer des niveaux de jeu et de compétitions plus complexe.

Notre contribution reposera sur notre capacité et notre volonté, à partir d’un médium ludique : jouer au rugby avec un ballon ovale et des règles n’appartenant qu’à ce sport si particulier, dont la plus contradictoire est « qu’il faut avancer en se faisant des passes en arrière » de développer des valeurs fortes comme la solidarité, l’esprit d’équipe, le courage, le respect de l’autre et de soi, la rigueur du geste bien fait, la sécurité de l’autre et de soi, l’esprit de partage citoyen et enfin l’esprit communautaire (ce sont des filles) dont la revendication à travers un sport dit « masculin » permet une ouverture sociale pleine.

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